13.01.2009
Un exemple de réforme inutile et dangereuse
Plusieurs centaines de milliers de personnes viennent de subir les désagréments de la fermeture totale de la gare Saint-Lazare à Paris.
Conséquence d'une grève surprise des agents de conduite, cette fermeture est sans précédent.
La loi imposant un service minimum dans les transports terrestres a été votée en août 2007. La paralysie totale de la gare Saint-Lazare prouve qu'elle ne sert strictement à rien. Comme ne sert à rien la loi sur le service minimum dans l'Education nationale.
Ces deux exemples révèlent l'inanité de réformes bravaches qui, non seulement ne modifient en rien la vie concrète des citoyens, mais accélèrent la perte de crédibilité des hommes politiques.
Voter une loi qui ne fonctionne pas accroît la défiance à l'égard de la loi. Cette défiance est une des sources de l'incivilité qui taraude nos sociétés.
Voter une réforme qui ne réforme rien, c'est brouiller la perception du réformisme. C'est mélanger les changements nécessaires avec les annonces cosmétiques. C'est faire planer un doute légitime sur les véritables objectifs de certains projets gouvernementaux.
Contrairement à ce que ses pathétiques thuriféraires essaient de faire croire, le "volontarisme" de Nicolas Sarkozy ne contribue pas à réhabiliter le politique. Au contraire, puisque ce "volontarisme" débouche sur l'inefficacité.
Le "volontarisme" du bateleur n'a rien à voir avec l'éthique du décideur.
L'homme qui a dernièrement affirmé qu'en France, désormais, "quand il y a une grève, plus personne ne s'en aperçoit" est un piètre dirigeant.
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