09.10.2008
Sarkozy a du souci à se faire
Dans un premier temps de la crise, quand elle ne concernait encore que l'économie financière, Nicolas Sarkozy pouvait se réjouir: une application "flexible" du Pacte de Stabilité - prévue par le Traité de Maastricht dans des circonstances exceptionnelles - allait lui permettre de masquer ses échecs:
- accroissement des déficits publics
- alourdissement de la dette nationale
- chute des exportations, donc de la compétitivité de l'économie française qui aurait dû être l'absolue priorité
- pouvoir d'achat amputé par une inflation record
- croissance en baisse
- chômage en hausse
La possibilité de transgresser les fameux critères de Maastricht offrait une alibi laxiste au dispendieux président.
Mais voici que la crise se propage dans l'économie réelle avec une croissance que le FMI prévoit à 0,1 % en 2009. Autrement dit, une récession sévère et longue va hypothéquer le quinquennat.
Comme ce président, ancien secrétaire d'Etat au Budget et ancien ministre de l'Economie, n'a pas fourni beaucoup de preuves de ses compétences en matière économique (baisser systématiquement les impôts des classes supérieures s'apparente plus à la démagogie clientèliste qu'à la compétence), le redressement ne se produira pas de manière évidente avant la fin du séjour de Nicolas Sarkozy à l'Elysée.
A moins qu'à l'instar de Valéry Giscard d'Estaing faisant appel à Raymond Barre "meilleur économiste de France", le président fasse appel à un premier ministre hautement convaincant en matière économique.
Mais alors, cet homme providentiel aura plus de valeur, politiquement parlant, que le président sortant.
17:35 Publié dans Action publique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note










Les commentaires sont fermés.