11.10.2007

Pain, légumes, fruits, laitages: coût de la vie augmente

Après les hausses de prix du pain cet été, celles qui ont affecté les fruits et les légumes au début de l'automne, l'augmentation de 11 à 17% du prix des produits laitiers alimenter (c'est le cas de le dire) une progression du coût de la vie.
Logiquement, le pouvoir d'achat des ménages devrait être amputé.
Si le pouvoir d'achat se restreint, les ménages puiseront dans leur épargne ou consommerons moins.
Si la consommation ralentit, la croissance économique évoluera en dessous des prévisions gouvernementales.
Si la croissance économique est moins soutenue que prévu, les recettes fiscales spontanées (celles qui augmentent en pourcentage de la richesse créée et non par l'effet d'une ponction alurdie) ne seront pas à la hauteur des prévisions et, sauf nouvelles coupes drastiques dans les dépenses, le déficit du budget de l'Etat sera aggravé. (Le projet de budget de la France vient d'être qualifié de"dramatique" par un haut responsabe économique européen.)

Le gouvernement français n'est pas responsable des causes premières de cet enchaînement.

Quatre phénomènes se conjuguent en l'occurrence:

1 - La mode des biocarburants commence à modifier le marché mondial des céréales au détriment du blé.

2 - Les puissances économiques émergentes entretiennent une demande soutenue de produits agricoles. L'offre ne satisfait pas cette demande. Les prix flambent.

3 - Des conditions météorologiques défavorables ont amplifiés les effets des deux phénomènes précédents.

4 - La spéculation financière cherche de nouveaux supports - dont les terres agricoles et les matières premières nourricières - après les déboires sur les produits dérivés de l'immobilier.

Le gouvernement français ne peut pas faire grand chose pour limiter les conséquences de ces phénomènes. Il peut juste espérer que les effets positifs qu'il attendait, pour la croissance, de son "choc fiscal de confiance" ne soient pas tout simplement réduits à néant avant même d'avoir commencé à exister.

Commentaires

Sans faire dans le pessimisme --qui serait bien compréhensible-- je pense que dans les 10 années qui viennent ,nous aurons pris en choeur,faute de Tout,le sain chemin de la ruralité.
Et la vie de solidarité renaîtra,moins violente,plus "vivable",même agréable.
On en reparlera,assez vite je pense.

Écrit par : jean louis BARS | 11.10.2007

Il faut noter que les belles promesses du président sur la baisse des prix en grandes surfaces sont déja caduques, pour ne pas dire envolées.
L'avenir n'est pas réjouissant pour les pauvres des pays occidentaux. 1789 : La flambée des prix du pain en était bien une des origines..

Écrit par : christian | 12.10.2007

Il est possible que les grandes surfaces amortissent la hausse des produits alimentaires si, elles obtiennent en échange, une déréglementation qui leur procurera des avantages financiers durables, bien au-delà des hausses actuelles.
Les crises créent des conditions propices à des réformes qui ne seraient pas concevables durant les périodes calmes.

Écrit par : Alain Joannès | 12.10.2007

Les commentaires sont fermés.